Cinq façons dont le coronavirus affectera l’industrie de la connectivité et des technologies en 2020

Les secteurs des télécommunications et des technologies continuent à ressentir l’impact du coronavirus. 

L’apparition initiale du coronavirus en Chine a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Mais, à mesure que l’épidémie s’est transformée en pandémie mondiale, les conséquences sont devenues encore plus importantes ; et moins prévisibles.

Le Mobile World Congress, une conférence fondamentale dans le secteur des télécommunications, a été l’une des premières d’une série d’événements de l’industrie à être annulée. Et comme de plus en plus d’employés sont appelés à travailler en télétravail, l’industrie est confrontée à la perspective d’initiatives retardées et d’opportunités de partenariat manquées.

Mais les secteurs des télécommunications et de la technologie ont également trouvé des possibilités de contribuer à ce qui compte le plus ; assurer la sécurité et la santé des personnes.

Comme La Fibre Pro, de nombreuses entreprises s’efforcent de proposer des services afin de permettre aux salariés de télétravailler ; et donc aux entreprises de continuer de fonctionner.

impact du coronavirus sur l'industrie des télécoms

Voici donc cinq façons dont nous prévoyons que le coronavirus affectera l’industrie au cours de l’année à venir.

1) L’impact du coronavirus sur l’activité commerciale

L’impact commercial le plus évident et le plus immédiat de la pandémie de coronavirus a été une perturbation majeure des chaînes d’approvisionnement.

Étant originaire de Chine, la région a été durement touchée, car un grand nombre de citoyens ont contracté la maladie. Beaucoup ont été mis en quarantaine. Cela a conduit à des fermetures partielles et totales d’usines. Certaines étaient utilisées par d’importantes sociétés technologiques pour fabriquer leurs biens et produits.

Par exemple, Apple a connu des pénuries d’approvisionnement en iPhone à la suite de la fermeture d’une grande partie de sa production en Chine par le principal fabricant de la société, Foxconn.

En fin de compte, pour Apple, cela entraînera une réduction significative des prévisions de livraisons d’iPhone au cours du premier trimestre. Jusqu’à 10 %, selon les estimations de l’analyste d’Apple Ming-Chi Kuo citées par MacRumors.

Et si les entreprises ont souvent des plans d’urgence, qui consistent à augmenter la production dans une région qui n’est pas touchée, la propagation rapide du coronavirus à travers le monde rend très difficile de déterminer quelles régions seraient les moins touchées. Même dans ce cas, la dynamique et les ressources de l’économie chinoise ne seront pas facilement reproduites.

2) Annulation des événements

La propagation du coronavirus a entraîné l’annulation de plusieurs des plus importants événements technologiques. Ce qui a probablement fait rater de nombreuses occasions de partenariat.

En particulier, le Mobile World Congress (MWC), qui devait se tenir du 24 au 27 février à Barcelone, a été annulé en raison des inquiétudes suscitées par le virus. Le MWC est un événement clé dans le secteur des télécoms. Il rassemble les plus importantes entreprises du secteur. L’objectif : créer des réseaux, partager des innovations et forger de nouveaux partenariats commerciaux.

Plusieurs entreprises ont reprogrammé les événements qu’elles avaient prévus. Mais la présence continue du coronavirus a conduit d’autres à les annuler entièrement.

Ainsi, Facebook a annulé sa conférence des développeurs. Google a déplacé son événement Google Cloud Next pour le mettre uniquement en ligne. Enfin, IBM a également dû retransmettre en direct sa conférence des développeurs.

Cet événement avait accueilli plus de 30 000 participants l’année dernière. Au total, l’annulation d’événements technologiques majeurs a entraîné des pertes économiques directes de plus d’un milliard de dollars ; selon les estimations de PredictHQ citées par Recode.

Les alternatives en ligne ont permis de limiter les retombées des événements annulés. Cependant, les industries technologiques vont probablement encore subir une période d’innovation réduite en raison des opportunités commerciales en personne qui ont été perdues. Les participants n’ont pas les mêmes possibilités de réseautage via la diffusion en direct qu’en personne.

Il serait plus difficile pour les spécialistes du marketing de partager les meilleures pratiques en direct lors du sommet mondial du marketing sur Facebook, par exemple, que si l’événement avait réellement lieu. Bien qu’il soit difficile de quantifier la valeur de ces rencontres fortuites ou de ces sessions de réseau informelles, les effets se feront sans aucun doute sentir dans tous les secteurs concernés.

3) Accélération du déploiement de la fibre et de la 5G

Le besoin croissant d’interactions à distance dans le contexte de la pandémie de coronavirus a mis en évidence la nécessité de la technologie fibre et 5G. Ce qui pourrait accélérer leur adoption à long terme.

La vitesse fulgurante de la fibre et de la 5G, leurs communications quasi instantanées et leur densité de connexion accrue les rendent prêtes pour les interactions à distance. Ce qui est devenu une priorité pour de nombreuses organisations et entreprises.

Mais faisons un arrêt et un focus sur deux domaines clés : la télésanté et le télétravail. Ils deviennent essentiels pour le fonctionnement des entreprises dans le contexte de la pandémie. Nous pensons qu’une dépendance accrue à l’égard de ces domaines contribuera à renforcer l’attrait de la fibre et de la 5G.

L’impact du coronavirus et la télésanté

La supériorité technique de ces technologies permet aux médecins de diagnostiquer, de traiter et d’opérer des patients sans avoir besoin d’être physiquement à proximité d’eux. Nous avons déjà vu de tels cas d’utilisation de la 5G pour lutter contre les coronavirus en Chine. 

En janvier, les sociétés de télécommunications ZTE et China Telecom ont conçu un système alimenté par la 5G qui permet des consultations et des diagnostics à distance du virus ; en reliant les médecins de l’hôpital de Chine occidentale à 27 hôpitaux traitant des patients infectés. 

L’impact du coronavirus et le télétravail

De nombreux employeurs ont accru leur recours aux outils de télétravail. Connexion 4G, conférences téléphoniques, visoconférences ou VNP sont certaines solutions pour le télétravail

Nous pensons que la dépendance des employeurs à l’égard de ces outils pendant la pandémie de coronavirus renforcera les arguments en faveur de la connectivité fibre et 5G à domicile et au bureau. Les entreprises reconnaissent la valeur des outils comme la visioconférence. Ainsi, une connexion 5G permettra une communication en temps réel et ininterrompue. Ce qui n’est pas possible avec la plupart des connexions fibre FTTH dont on dispose à domicile.

4) Cas d’utilisation possibles de la réalité virtuelle

Le coronavirus pourrait mettre en évidence des cas d’utilisation possibles de la réalité virtuelle dans les entreprises. Ce qui stimulerait l’adoption de cette technologie.

Les épidémies de coronavirus ont amené les grandes entreprises technologiques comme Apple, Google et Microsoft à recommander ou à imposer que les employés travaillent à domicile.

En outre, des entreprises comme Amazon ont limité les déplacements non essentiels de leurs employés dans les zones touchées, comme en Chine, en Italie et même aux États-Unis. Bien que cette mesure soit la plus sûre pendant la pandémie, elle entrave les efforts de collaboration et les possibilités de formation pratique. À mesure que ces inconvénients deviendront plus évidents, les entreprises chercheront des moyens d’atténuer les perturbations pour les employés, et l’un de ces moyens sera probablement la VR.

Les entreprises ont déjà identifié la réalité virtuelle comme un outil permettant d’améliorer la formation des employés. Mais le coronavirus pourrait s’avérer être l’élément déclencheur de la mise en œuvre de cette technologie.

Près de la moitié (49%) des entreprises interrogées cherchent à utiliser la VR et d’autres outils de réalité étendue pour refléter les conditions de formation du monde réel ; selon une enquête de Perkins Coie. S’ils restent chez eux, les employés peuvent maintenir leurs compétences à jour grâce à des tutoriels pratiques. Auparavant ils n’étaient disponibles que sur le lieu de travail. Par exemple, un technicien peut s’entraîner à réparer des équipements industriels sans quitter son domicile.

En outre, un plus grand nombre de réunions peuvent être organisées à distance grâce à la VR. Les employés peuvent mieux visualiser et partager des idées complexes comme la conception de prototypes. 20 % des employés considèrent la communication et la collaboration comme leur plus grande difficulté pour travailler à distance.

5) L’impact du coronavirus sur la smartcity

L’investissement dans les solutions de villes intelligentes continuera de croître. Cette technologie s’est révélée être un outil précieux pour la gestion des crises.

Des villes du monde entier ont utilisé la technologie des villes intelligentes pour tenter d’atténuer l’impact des coronavirus. En Chine, la police utilise des drones équipés de capteurs thermiques pour identifier les personnes en public qui ont de la fièvre. Le gouvernement sud-coréen a développé une application pour smartphone qui met les personnes en quarantaine en fonction des zones qu’ils ont fréquentés. Enfin, le gouvernement australien a lancé un chatbot pour répondre aux questions des citoyens et réprimer la désinformation.

Bien que ces solutions aient une grande portée, elles relèvent toutes du domaine des villes intelligentes. Ce qui prouve que cet espace est un investissement rentable en temps de crise. La plupart des solutions de villes intelligentes sont destinées à soutenir les activités quotidiennes d’une ville.

Mais cette infrastructure sous-jacente peut être adaptée pour répondre aux besoins d’un gouvernement en temps de crise ; comme l’a démontré le coronavirus. Qu’il s’agisse de connectivité à l’échelle de la ville, de systèmes de surveillance ou de plates-formes de communication pour les citoyens.

Selon les estimations de Business Insider Intelligence, l’investissement dans les villes intelligentes atteindra 295 milliards de dollars d’ici 2025. Contre 131 milliards de dollars en 2020.

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